L’addiction aux réseaux sociaux

Hello ! Dans le cadre d’un travail que notre professeur de spécialité, ISN (Informatique et Sciences du Numérique), nous avait demandé, nous avons choisi, une amie et moi-même, le sujet suivant : l’addiction aux réseaux sociaux.

L’addiction se définit comme la dépendance d’une personne à une substance ou à une activité génératrice de plaisirs, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. Elle est probablement liée à une libération d’endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré, c’est d’ailleurs ce qui la différencie du comportement obsessionnel compulsif. Il existe de nombreuses addictions, de la banale addiction au café ou à la dépendance à la cigarette ou à l’alcool, en passant par la toxicomanie, l’usage habituel et excessif d’une substance toxique sans justification médicale : cela peut être des médicaments détournés de leur usage comme des anti-douleurs, mais aussi des drogues douces comme le cannabis ou plus dures comme l’héroïne. Il existe également des addictions sans substance type addiction aux jeux, addiction au sport ou addiction à Internet. C’est donc à ce dernier type d’addiction que nous allons nous intéresser. C’est en étudiant ses origines, puis ses symptômes que nous découvrirons les dangers que cette dépendance peut avoir sur l’Homme.

Les réseaux sociaux envahissent depuis plusieurs années nos façons de communiquer, de s’informer, de travailler et de consommer. En effet, quel est le premier geste du matin pour 48% des 18-34 ans ?   Aller sur Facebook. D’après une récente étude américaine, nous sommes accros aux réseaux sociaux. Cela commence dès le réveil. En moyenne, un utilisateur Facebook se connecte 14 fois par jour. La durée passée sur les réseaux  a été estimée à 1h45 environ.

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On peut donc se demander pourquoi être aussi dépendant de ces réseaux. Comme leur nom l’indique, les « réseaux sociaux » sont des activités sociales. Les likes pour Facebook, les Snapchats, les tweets pour Twitter, les achats en ligne, provoquent une réaction positive dans notre cerveau. Chacune de ces notifications stimulent, dans notre cerveau le système de récompense qui est également le système de la dépendance. C’est aussi une question d’habitude et d’automatisme. Effectivement, les réseaux sont comme les cigarettes, directement accessibles depuis notre poche. Les smartphones ont valorisés l’émergence de nouvelles habitudes de consultations rapides et répétées. Un utilisateur consulte en moyenne son smartphone toutes les 10 minutes avec une durée généralement inférieure à 30 secondes, le temps d’allumer son écran, checker les notifications, sans véritablement y faire attention et l’éteindre (enfin le mettre en veille). Généralement, la personne qui ressent un certain mal-être intérieur, est tentée de retrouver un certain confort en se connectant.

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Contrairement à une addiction à la drogue ou à l’alcool, la dépendance à internet est à double tranchant : elle peut concerner le média en lui-même comme les activités que l’on peut y pratiquer (jeux en ligne, jeux d’argent, achats etc). C’est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

Cette dépendance se décèle au travers de nombreux symptômes.

Symptômes psychologiques:

  • sentiment de bien-être et d’euphorie lors de l’utilisation d’Internet
  • incapacité à diminuer le temps d’utilisation
  • besoin d’augmenter de plus en plus le temps d’utilisation d’Internet (le malade en vient à se lever la nuit pour utiliser Internet)
  • manque de temps pour la famille, les amis ou d’autres loisirs
  • problèmes d’assiduité ou de performance au travail ou à l’école
  • mensonges à la famille ou aux amis sur le temps consacré à Internet
  • dépression ou irritabilité lorsque la personne est privée d’Internet.

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Symptômes physiques:

  • yeux secs
  • maux de tête migraineux
  • maux de dos
  • syndrome du canal carpien
  • repas irréguliers ou sautés
  • mauvaise hygiène personnelle
  • insomnies ou changements du cycle du sommeil.

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Les psychiatres américains et allemands observent une très forte fréquence de ce trouble : environ un million pour l’Allemagne. En France, le problème commence à être décrit surtout chez les adolescents, très friands de jeux vidéo en réseau et de conversations (chat). Le danger le plus fréquent : y passer trop de temps devant. Comme les jeux vidéo, les réseaux sociaux peuvent être chronophages. En effet, ils peuvent nuire à une bonne scolarité car selon une étude, 52% des enfants de 13 à 17 ans avouent aller sur Facebook pendant qu’ils font leurs devoirs. De plus, l’addiction entraine l’utilisateur à un isolement social et familial. Son utilisation excessive provoque la perte de sa liberté individuelle. Enfin, le fait de se créer un profil virtuel et utopique, peut engendrer un dédoublement de personnalité. Sans oublier les risques de rencontres virtuelles avec des personnes malintentionnées.

Comment se libérer de ce problème ? Face à un tel problème, le mieux est de se rendre dans une consultation d’addictologie spécialisée. L’addiction aux écrans fait l’objet du même traitement que les addictions reconnues médicalement, à savoir une psychothérapie comportementale. Les bases de la thérapie ? Apprendre à analyser son comportement, minimiser les avantages, aider à trouver d’autres plaisirs, mais aussi travailler sur le « pourquoi » de ce comportement compulsif.

L’addiction étant une façon de gérer le stress, la thérapie s’intéresse aussi à l’état émotionnel en plus de faire un travail sur la consommation et le contexte de consommation. Cette psychothérapie permet de donner à la personne souffrant d’une addiction des stratégies pour gérer le stress et les relations avec autrui.

ET VOUS, ETES-VOUS ACCRO A INTERNET ? :p

Comme vous aurez pu le remarquer, il ne s’agit ni de l’unique ni du premier article sur l’un de mes travaux concernant le lycée. Mais j’ai cru comprendre que cela vous plaisait. J’ai donc décidé de continuer à en publier quelques uns de temps en temps, quand ceux-ci sont jugés corrects évidemment. 😉

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16 réflexions sur “L’addiction aux réseaux sociaux

  1. Redeeming Luv Greetings to you!

    I enjoyed reading your post. It was factual, educational and mind-bugging. The common dangers you mentioned are clearly not the fault of the internet: rather they exist because persons abuse their own rights and privilages, as well as those the internet provide.
    It saddens me to see how some, especially the youths, destroy themselves. God have mercy! I believe that prayers do bring changes.

    Let’s keep on praying on their behalh, and do what we can in practical ways to help those we come into contact with, as God leads.

    I thank you for sharing. Do have a prosperous, productiveand peaceful week. God bless you.

    RL

    Aimé par 2 people

  2. Je pense que l’éducation des parents a aussi un rôle important dans l’addiction des jeunes (écoliers, lycéens). Il serait temps aussi qu’ils prennent leurs responsabilités… Quant à interdire les portables dans les collèges/lycées, pendant les cours, je suppose que c’est plus difficile, mais pas impossible puisque certains établissements y parviennent !

    Aimé par 1 personne

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